Posted by Philippe on April 10, 2017

Voici un article du journal Le PARISIEN, daté du 9 avril 2017. Le média évoque le trafic de carpes au Lac de Créteil.

Il n’est pas rare de trouver dans le lac de Créteil (Val-de-Marne) des spécimens atteignant les trente kilos. Le prix d’achat d’une carpe vivante pouvant monter jusqu’à 20 000 €, les appétits s'aiguisent.

Ils ne peuvent pas le quantifier. Et ils ne le veulent pas le faire non plus. « Si on donne trop de détails, ça pourrait attirer les braconniers », explique Jacques, garde-pêche de la zone. Dans le milieu de la pêche à la carpe, il faut dire que le lac de Créteil tient une place toute particulière. Car il n’est pas rare d’y trouver des spécimens atteignant les trente kilos, quand des eaux de moins bonne qualité, elles peinent à approcher les vingt.

« Ce sont de grosses bestioles, confirme Steven, animateur d’ateliers autour de la pêche. Elles font un mètre dix à un mètre vingt de long et vingt à trente centimètres de large. Alors quand on sait combien ça peut se vendre… » Et en effet, le prix d’achat d’une carpe vivante peut monter jusqu’à 20 000 € . Pas étonnant qu’à Créteil, un trafic se soit organisé et que Jacques, le garde-pêche de la fédération de pêche de Paris et la petite couronne, ait encore trouvé lundi dernier, des traces de matériels utilisés dans la capture de carpes vivantes.

Une amende de 22 500 € par poisson

Mais pour ceux qui s’y essayent le trafic est loin d’être sans risque. Quiconque se ferait prendre à transporter une carpe vivante de plus de soixante centimètres sans être habilité à le faire, est susceptible d’écoper de 22 500 € d’amende. Pour chaque poisson.

Mais sur le lac de Créteil, le problème ne se résume pas aux seuls braconniers. « Il y a aussi les gens qui pêchent par plaisir ou pour en manger. Ce n’est pas bien méchant mais ça fait du mal à la biodiversité ». Lors de ses contrôles, le nouveau garde-pêche constate que des branches sont arrachées, des œufs d’oiseaux écrasés. Et régulièrement, ils tombent sur des pêcheurs, non-détenteurs de la carte officielle les autorisant à pratiquer. Mais qualifié pour les verbaliser, Jacques préfère « faire de la pédagogie ».

« Quand les gens pêchent pour le plaisir, ce n’est pas la même chose que du braconnage. Alors il y a un travail d’information à faire ». D’ici quelques mois, les habitués du lac connaîtront le garde-pêche qui, ayant pris ses fonctions au mois de janvier, passe beaucoup de temps dans les environs. Ils ne pourront plus dire qu’ils ne savaient pas.

Source de l'article: http://www.leparisien.fr/creteil-94000/creteil-le-fructueux-trafic-qui-p...

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