Posted by Philippe on May 09, 2016

Voici un article paru sur le site La France Agricole: http://www.lafranceagricole.fr/actualites/gestion-et-droit/nuisibles-lau...
L’île-continent prévoit de répandre une forme du virus de l’herpès dans ses cours d’eau en 2018, pour éradiquer la carpe commune, une espèce invasive considérée comme « le pire parasite d’eau douce » du pays.
Quinze millions de dollars australiens, soit 9,7 millions d’euros. C’est la somme que le gouvernement australien entend allouer à son plan national pour le contrôle des carpes, un poisson introduit dans le pays au milieu du 19e siècle. Barnaby Joie, son ministre de l’Agriculture l’a annoncé le 4 mai 2016, estimant à 500 millions de dollars australiens le coût des nuisances générées par la carpe commune à l’économie locale.
Sa capacité à survivre dans des eaux chaudes et avec de faibles niveaux d’oxygène a permis à la carpe commune de proliférer, notamment dans l’État de Victoria et celui limitrophe de l’Australie Méridionale. Dans certaines zones, des voies navigables sont devenues complètement boueuses à cause de la forte population de carpes, qui déracinent les plantes aquatiques, et près de 90 % des poissons endémiques y ont disparu.

Le bassin hydrographique Murray-Darling (sud-est), où le virus doit être en premier libéré vers la fin de 2018, est particulièrement touché par ce fléau, puisque les carpes représentent 80 à 90 % de sa biomasse de poissons. « Les carpes sont le pire parasite d’eau douce en Australie, a affirmé Barnaby Joie dans un communiqué. Les mesures de contrôle actuelles, les pièges, la pêche commerciale [...] sont coûteuses et globalement inefficaces. »

Une forme de virus de l’herpès
Une forme de virus de l’herpès s’est révélée efficace contre l’envahisseur. Ce virus s’attaque notamment aux reins, branchies et foie du poisson. Selon l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire des aliments), la mortalité est observée entre 5 et 24 jours après contamination, et peut atteindre 100 % du bassin si la température est favorable.
« Nous avons vu dans des lacs au Japon que 70 % de la population de carpe européenne a disparu en deux semaines », a indiqué Barnaby Joie. Son collègue du ministère des Sciences, Christopher Pyne, qui a affublé ce programme du surnom de « Carpageddon », a assuré que le virus était spécifique à la carpe et n’avait aucun impact sur l’homme. « Soudain, il y aura littéralement des centaines de milliers, si ce ne sont des millions, de tonnes de carpes mortes dans le fleuve Murray », a-t-il prédit.

Categories: